Our Pacific Coast
Périple sur la côte ouest des Etats-Unis. De San Francisco à Vancouver de la côte aux Rocheuses avec une petite excursion à Yosemite.

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16eme jour : de Victoria à Vancouver

Victoria - ou plutôt l'archipel qu'elle occupe, est un petit paradis sur terre. Du moins pour ceux qui aiment la nature sauvage, l'océan et les fôrets. Un dédale d'ilôts que survolent quelques rares hydravions et que naviguent quelques voiliers ou bateaux de passionnés de pêche.  La lumière est exceptionnelle et ici, c'est toujours le printemps. Alors qu'il pleut abondamment sur la ville de Vanvouver, l'île de Vancouver est préservée. Trop d'eau à ses pieds pour qu'elle en supporte sur la tête. Je pense à mes amis du golfe du Morbihan... Je sais qu'ils se régaleraient à caboter par ici. Tout comme moi...
Mais reprenons au début. Petit déjeuner sur la terrasse de notre chambre d'hôtel. Puis départ pour le musée de Victoria.

Nous décidons de consacrer notre matinée à le visiter. A l'entrée, Phil saute de joie, il voit enfin son premier grizzli (après Patrick, surnommé le "grizzli agenais")!

Le musée propose plusieurs expositions, temporaires et permanentes. La première  est une magnifique exposition sur la lutte que se livrèrent Amundsen et Scott dans leur course à la découverte du pôle sud. La seconde, tout aussi intéressante et belle de surcroît, est consacrée aux peuples premiers de la région, à savoir, les communautés des kwakwakawakw, des Heiltsuk, des Nuxalk, des Gitxsan, des Haida et des Nuu-chah-nulth.

La dernière est un chef d'oeuvre de scénographies. Elle présente une reconstitution de la ville de Victoria au 19e siècle. Je placerai ici même des films que j'ai fait après les avoir traités en rentrant à la maison. Les films de la Gopro nécessitent d'être allégés.

En ressortant, nous allons manger dans le même restaurant que la veille, tant nous avions apprécié leurs poissons. Il est étonnant de constater la qualité des poissons qu'ils possèdent et la propension faramineuse à les noyer dans l'huile, dans des sauces toutes prêtes et de les cuire au chalumeau. Ici, rien de tel, un poisson à peine saisi, du sel, du poivre, une légère vinaigrette et rien de plus. Un peu de salade et du riz sauvage. Pourquoi donc se compliquer la vie !

Nous nous baladons encore quelques instants dans cette petite ville ravissante où il doit faire bon vivre. Est-ce son côté européen qui me plait tant ? Nous prendrons plus tard un bus qui nous conduira à notre hôtel de Vancouver, via une traversée magnifique de l'énorme golfe où se niche Vancouver.

Puis au loin apparait les premiers buildings de Vanvouver.

Retour malheureusement au béton, au verre et à l'acier, dans une ville finalement bien décevante. Mais de cela, je vous en parlerai demain. Ou peut-être pas. Car finalement le terme du voyage est là. Et la ville de Vancouver ne m'inspire pas vraiment.

 



Publié à 23:56, le 11/09/2013,
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15eme jour, de Seatlle à l'île Victoria

Ce matin, plein de commentaires !!!! Comme quoi, y-a rien de tel que la provoc !

Alors en vrac : mes chutes ne sont peut-être pas aussi belles que certaines cascades norvégiennes, mais comme excuse, je dois dire que je tenais le guidon... Je pardonne les messages vindicatifs dès lors que l'on lit Jim Harrison. Et je reconnais que les cafés italiens sont divins. Peut-être que je n'aurai jamais dû aller en Toscane, cela rend exigeant. Mais c'est en faisant de telles expériences, quitte à tomber sur des horreurs commes les huitres au BBQ, que l'on peut faire des découvertes qui parfois enrichissent la vie. D'ailleurs à ce propos, c'est quoi les baci baci ? J'ai hâte...

Hé oui, je tâte, je teste, j'essaye, je goûte, j'inaugure, des hot dogs, des huîtres BBQ, des soupes désydratées, et d'autres choses encore (informes ou multicolores) dont je ne veux surtout pas me souvenir le nom et encore moins le goût. D'ailleurs, aujourd'hui même...

Mais je n'ai pas le choix. Je fais avec les moyens du bord. Quant au Starbucks, c'est non. Non pas que je connaisse, mais c'est une question d'éthique. Je boycote toutes les enseignes internationales qui tuent le petit commerce, et la qualité de la vie. Starbucks, comme Coca cola ou MacDo. Ce qui m'amène au marché fermier de Portland, un endroit visiblement réservé aux producteurs locaux, très couru par les habitants de Portland, qui a lieu tous les samedis matin avec un grand succès. A Seattle, nous en avons trouvé un également. Les américains retrouveraient-ils le sens du naturel ? Que le monde existe en dehors de la grande distribution, que l'homme et son savoir-faire peuvent faire mieux que les recettes du grand capitalisme ? L'avenir nous le dira, s'il peut encore dire quoi que ce soit du fin fond de l'effondrement.

Pour terminer, je pense aussi à ceux qui travaillent "pour changer l'ordre et l'état du monde" alors que nous sommes en plein "trip", et quoi qu'en disent ces protagonistes, de leurs petites souffrances passagères. Merci donc à ces travailleurs !

Ah au fait, on a quitté Seattle en début d'après-midi pour l'île Victoria au Canada. Saut de puce, mais quelle différence ! Des buildings au pied grouillant de junkies aux immeubles victoriens dont les pelouses sont peuplées de joueurs de croquet ! Et on commence à entendre parler français dans les rues. Le service du restaurant du soir se fera également en français. Le serveur est de Winnipeg et nous fait un petit cours géo-hstorico-sociologique de l'île Victoria. Un bon moment, d'autant que les fruits de mer ne sont pas noyés dans des sauces improbables.

Place aux photos.

Et encore merci pour tous vos commentaires. Gros baci baci à tous

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Mur à chewing-gum. Aimcy y a collé le sien.

Exposition magnifique de Z. Z. Wei.

Le front de mer

Voilier devant le mont Reinier

 

Adieu Seattle

Le mont Baker sous une écrasante lumière

Arrivés à Victoria, 4H30 plus tard, nous constatons la panne de l'appareil photo ! On utilise alors la Gopro, bien qu'elle ne possède pas de viseur. Effets garantis dans le soleil couchant.

Victory

A demain.

Le grizzli irrascible



Publié à 23:33, le 10/09/2013,
Mots clefs : Ile VictoriaSeatlle
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14eme jour, de Dalles à Seattle

Nous devions quitter The Dalles en franchissant aussitôt la Columbia pour passer sur sa rive nord et rejoindre la Lewis et Clark Highway, et, à ce qu'on voit ce matin, au coeur d'un paysage sec et désolé,on se croirait au coeur des grandes plaines du middle ouest. Mais lorque nous programmons ToM pour une route que j'avais prévue le long de la Wind River Road dans l'immensité montagneuse et forestière entre les deux magnifiques domes volcaniques des monts Saint-Helens et Adams, nous sommes stupéfaits par la durée qu'une telle route semble nécessiter, plus de 9 heures. Ce n'est pas ce que j'avais prévu ; du moins Google Map. Qui se trompe, Tom ou Google ?

Sous ce soleil, cette petite route aurait été un véritable enchantement... Mais, devant rendre les véhicules en milieu d'après-midi à Seattle, nous décidons de ne pas prendre de risque. Aujourd'hui, donc, nous taillerons les autoroutes.

Tant pis pour la nature au coeur de la chaine des Cascades, nous profiterons plus longtemps de Seattle. On se remonte le moral avec les moyens du bord.

Mais la brume qui apparait au loin ne nous aide pas vraiment à profiter du jour. Donc, une route sans grand interêt si ce n'est quelques rencontres surprenantes...

Petite pause pour réchauffer Aimcy qui est glacée malgré son harnachement et pour remonter le moral de Patrick en quète perpétuelle d'expresso.

Nous arrivons à Seattle peu avant midi. Les deux véhicules se quittent. Chacun chez son loueur. Nous nous  retrouverons à l'hôtel Deca, dans la périphérie de Seattle, près de l'université. Il est splendide (les chambres, pas l'hôtel qui est une grande tour ). Le plus beau de ceux que l'on a utilisés jusqu'à ce jour. Mais nous ne nous y attardons pas. Direction, le "SeaFront" afin de repérer l'embarcadaire où nous devons embarquer demain.

Après les docks, nous rejoignons le restaurant The Pike (qui à lui seul mérite une mention toute particulière en tant que musée de la biere).

Il est situé près d'un marché original, vivant et bohème. Nous sommes stupéfaits par les produits proposés. Favorablement, mais pas que !

Le reste se passe de commentaire. Juste quelques photos, pour donner une  idée de ce que peut présenter Seattle...

Pour l'instant, l'impression d'une grande ville américaine qui ne se démarque pas autant que Portland des clichés que véhicule notre culture européenne. Mais ce n'est pas en une demi-journée que l'on peut appréhender une telle ville, non ? Faut pas rêver. Seuls les tour-opérateurs osent proposer la découverte du Monde façon "Reader digest".

On avait prévu - mais là aussi, nous étions gourmands - de visiter le Seattle Art Museum. Il est aujourd'hui comme demain, fermé. Nous n'en verrons que cette statue colossale d'un ouvrier de l'acier (son bras articulé, va et vient, sans arrêt). Je donne à son pied l'échelle (oui, je sais, ma taille amplifie l'effet, inutile de me la rappeler).

Quoi qu'il en soit, on verra bien si demain peut nous faire revenir sur cette impression.

 

 



Publié à 23:32, le 9/09/2013,
Mots clefs : SeatlleElbeMont AdamsMont Saint-HelensLewis et Clark Highway
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13eme jour, de Portland à Dalles

Adieu Portland, ville que nous avons vraiment appréciée. Aujourd'hui une courte étape sur les rives du majestueux fleuve Columbia. Peu avant Springdale, nous traversons sur un pont metallique, la Dandy River.

A Springdale, nous nous arrêtons dans une charmante échoppe qui propose toutes sortes de choses, mais nous sommes là, pour y prendre notre petit déjeuner. Un drugstore, façon far-west.

Chris a mis d'autres photos sur Facebook, pour ceux que ça interesse. D'ailleurs, ils sont nombreux, vu qu'elle obtient plus de commentaires que moi !!!!!!!! Je me demande d'ailleurs, pourquoi je tiens ce blog !

En repartant, nous passons par Corbett, niché près de montagnes que nous gravissons sur une petite route escarpée qui nous permet de dominer la merveilleuse vallée de la Columbia, notamment au lieu dit Vista House.

Puis en redescendant vers Latourell, nous rejoignons les rives de la Columbia. quelques maisons éparses, à Bridal Veil. La route serpente le long de hautes falaises. Le soleil a du mal à percer le faîte des cèdres rouges qui occupent la moindre parcelle de terre. Des hautes roches, des cascades d'eau impressionnantes.

Puis, le "Multnomah Falls Nature Center" où nous nous arrêtons pour aller voir les splendides chutes de Multnomah dans la forêt nationale du Mont Hood.

Peu avant de repartir, je me rends comte que je n'ai plus ma pochette, donc plus de papiers (passeport compris) ! Panique à bord. Coup de fil à l'hôtel Hilton de Portland... Ils l'ont ! J'abandonne là mes comparses et retourne sur Portland. Une bonne heure de route par l'Interstate pour y aller, Et autant pour le retour. Mais, en plus, la sécurité du Hilton me fait attendre une bonne demi-heure avant de rendre les effets, alors que le portier de l'hôtel me menace d'appeler la sécurité si je n'enlève pas la moto de l'entrée. La sécurité ? Mais je l'attends ! Faites donc, je vous en prie... Et, in peto, "quels cons".

A mon retour aux chutes de Multnomah, je retrouve tout le monde. Un hotdog vite fait et nous repartons, toujours sur la "Historic Columbia River Highway" trop content de délaisser, pour l'instant, l'Interstate 84.

Arrivés à Cascade Locks, nous nous arrêtons. Je veux voir la petite île de cette cité où Lewis et Clark ont dressé un campement. Des statues de bronze dont celle de Sacajawea, la guide de Lewis et Clark y ont été dressées. En fait, nous les trouvons, mais pas sur l'île, mais près du centre d'information, sur la rive.

C'est en quittant Cascade Locks que nous empruntons l'Interstate 84. Nous n'avons pas le choix.

Nous ne verrons donc de Hood River, que ce que nous pouvons apercevoir du bitume. Et cela jusqu'à The Dalles.

Près de l'hôtel, quelques cahutes de bois. Il s'agit d'un ancien campement indien construit par des évangéliseurs blancs autour d'une église. Il n'en reste que quelques murs de planches.

C'est près de ce lieu que j'offre l'apéritif à mes compagnons pour me faire pardonner l'attente suite à la perte de mes papiers dans l'ascenseur du Hilton de Portland. (c'était bien la moindre des choses !)

Au diner, je m'aventure à prendre des huitres chaude sauce BBQ. Erreur !

Et il n'y a même pas d'expresso. C'est, en ce qui me concerne, une journée pourrie ! Au lit. J'ai d'ailleurs un tel mal de crâne que je n'ai même pas la force d'ouvrir l'ordinateur. De toute façon, les messages se font désormais rares. On le regrette... Le soleil se couche sur les rives de la Columbia.

En rédigeant cet article (le lendemain soir), le me rends compte que nous étions le 13e jour du périple. C'était peut-être donc écrit.



Publié à 23:01, le 8/09/2013,
Mots clefs : DallesCascade Lockschutes de Multnomahvallée de la ColumbiaCorbettLewis et ClarkSpringdale
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Lewis et Clark

L’histoire n’aura donc retenu que Lewis et Clark et accessoirement une indienne, Sacajawea, York, l’esclave noir de Clark et un Terre-Neuve, Seaman. Ces statues rappelent qu'ils durent camper par ici à la fin octobre 1805.

Lewis and Clark on the Lower Columbia par Charles Marion Russell

Les faits, une traversée du continent à partir de Saint-Louis (qui, par ailleurs, n'était pas une première puisque Alexander Mackenzie l’avait réussie en 1793, aidé également par des trappeurs français, notamment Joseph Landry et Charles Ducette. Et 50 ans auparavant, Les frères De La Verendrye avait atteint en 1743 la barrière des Rocheuses à l’ouest du Wyoming).

L’objectif, trouver une voie navigable aussi directe que possible, préoccupations commerciales obligent, ordre du Président Jefferson.

Pour réussir cette entreprise, les deux hommes ont été choisis avec soin. Et surtout, eux-mêmes surent s’entourer des hommes qu’il fallait, des soldats américains bien évidemment mais aussi et surtout des trappeurs engagés dès le départ ou en cours de route.

Le 21 mai 1804, lorsque l’expédition se met en route, l’horizon qui se présente n’est inconnu que pour les américains. Les canadiens français, coureurs des bois, souvent métis et leurs amis les amérindiens, connaissent ces chemins. Sans eux, cette épopée n’aurait jamais pu constituer le mythe fondateur du rêve américain, le « manifest destiny ».

Que leurs noms soient aujourd’hui  évoqués ; Georges Drouillard, Pierre Cruzatte, Régis Loisel, Joseph Garreau, Pierre-Antoine Tabeau, Pierre Dorion, Jean Vallée, Joseph Gravelines, Toussaint Charbonneau et son épouse Sacajawea et leur fils Jean-Baptiste, Baptiste Lepage, François Labiche, et d'autres encore.

François Labiche, Toussaint Charbonneau et son épouse Sacajawea et leur fils Jean-Baptiste.

Côté amérindien, les tribus des Otos, des Missouris, des Omahas, des sioux Yanktons et Tetons, des Arikaras, des Mandans, des Shoshones, des Hidatsas[1], des Salishs, des Nez-Percés, des Wassapans, des Yakimas et même des Umatillas.

Le plus grand mérite de Lewis et Clark aura été de gérer tous ces hommes et ces peuples et de réaliser un travail scientifique que démontrent leur relations.

Lewis et deux de ses compagons sur la Columbia River


[1] Également appelés Gros-Ventres ou Minitaris

 



Publié à 13:39, le 8/09/2013, Cascade Locks
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